Épidémie de peur de coronavirus

Cela ne vous aura probablement pas échappé mais le monde tremble de peur face au coronavirus. Et cette épidémie de peur se diffuse à toute vitesse, emportant sur son passage toute tentative de temporisation. Je ne suis pas médecin, je ne peux donc pas prédire que nous allons vers la fin de l’humanité ou que nous allons nous en sortir. En revanche, de mon point de vue d’hypnotiseuse, cela me pose plusieurs problèmes.

La propagation des fake news pour alimenter la terreur

Si vous êtes actifs sur les réseaux sociaux, ne serait-ce que pour regarder ce qu’il s’y passe, vous êtes peut-être tombé sur des vidéos, audio, images et textes alarmistes.

Ces contenus divulguent des informations inquiétantes, effarantes, anxiogènes. Par exemple, beaucoup de vidéos montrent des gens qui s’effondrent spontanément, et des hôpitaux jonchés de cadavres et de soignants dépassés. Comment ne pas s’inquiéter devant de telles images ? Comment éviter de se mettre à la place de ces personnes et de craindre sa propre mort ?

Mais il faut tout de même rappeler que nous ne savons pas si ces contenus sont vrais ou faux. Une vidéo catastrophe, par exemple, peut appartenir à un film, une situation différente passée, ou être un montage.

Avec nos technologies actuelles, truquer des vidéos, des photos et des audio est largement possible.

Une propagation de “vraie” news peut-être trompeuse

J’ai pu écouter des audios de personnes venant de Chine, inquiètes, qui décrivaient l’horreur de la situation. Peut-être que ce sont réellement des personnes en Chine, dans les zones à risques, qui parlent sur ces audios. Mais le contexte pour eux n’est pas le même. Ce sont des gens qui sont enfermés dans des villes en quarantaine. Ils doivent faire face aux conséquences directes du virus. Ils sont affectés directement par ce tueur invisible.

Le contexte français

Pour ceux d’entre nous habitant dans d’autres pays, la situation n’est pas la même. J’habite personnellement à Paris. Alors je ne peux que parler de ce contexte-là. Ce n’est pas catastrophique dans mon coin. Mais la peur est tout de même bien visible, notamment avec la pénurie de masques et le racisme envers les personnes asiatiques. Et les gens qui toussent alimentent un peu plus ce brasier. Sur les réseaux sociaux, nous sommes incités à acheter des masques et dévaliser les rayons de solution hydro-alcoolique, en prévision de la catastrophe à venir (qui est déjà là, pour les plus alarmistes). C’est dommage parce que les masques seraient plus efficaces sur les personnes malades. Quant au produit lave-main… Si jamais ce produit est en rupture de stock, il peut être remplacé aisément par des bouteilles d’alcool (même celui à boire), ou tout autre désinfectant. Si les multiples marques de tous ces produits sont en rupture de stock, ce qui paraît tout de même improbable tant il y a du choix, les lavages de mains fréquents peuvent limiter tout aussi bien les risques de transmission.

Le système de santé français

Une épidémie en France n’aura pas le même effet que dans un pays où le système de santé est moins développé. Nous avons quand même plus de chances d’obtenir une meilleure prise en charge sur le sol français.

Ce fait inquiète particulièrement l’OMS, organisme international. Si l’épidémie venait à se développer dans un pays avec moins de moyens de santé, ce serait vraiment catastrophique pour ce pays. C’est pour cela qu’ils ont choisi de déclencher l’alerte sanitaire internationale.

Faut-il avoir peur ?

Des médecins, des personnalités sur Youtube et d’autres voix tentent d’expliquer que pour l’instant, la situation ne nécessite pas de paniquer.

Beaucoup d’autres gens expliquent qu’il faut paniquer.

Mais alors, que faire ? Paniquer ou non ? Mais à quoi va servir la panique ? Le stress ne va pas repousser le virus. Et pourtant… La peur est toujours bien là. Alors décidez. Voulez-vous stresser, paniquer et avoir peur ou aborder les événements un peu plus sereinement ? Décidez mais en toute connaissance de cause. Si vous décidez de paniquer, assurez-vous que ce soit votre propre décision et non la contamination ambiante. Si vous choisissez d’être un peu plus serein, quelques conseils pour y parvenir :

Allez parler à votre peur

Fermez les yeux, concentrez-vous sur votre respiration, et allez parler à votre peur.

Écoutez-la, laissez-la s’exprimer. Nous sommes dans une société où nous réprimons nos émotions… Faisons donc le contraire !

Remerciez la peur de vous avoir averti du danger. Rassurez-la. Vous surveillerez la situation pour savoir s’il faut prendre des mesures en particulier.

Vous pouvez me tenir au courant de vos discussions avec votre peur par commentaires si vous le souhaitez. Je pourrais aussi vous proposer d’autres exercices simples adaptés à vous si besoin.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :