Le langage VS la pensée en arborescence

Comment exprimer sa pensée à haute voix à quelqu’un quand on pense en arborescence ? Comment communiquer en feux d’artifice avec quelqu’un qui pense en linéaire ?

La pensée en arborescence

Quelqu’un qui pense de manière linéaire pense A puis une fois fini, pense B, puis une fois fini, pense C jusqu’à la fin. Quelqu’un qui pense en arborescence pense A et en même temps A1, A2, A3, A4… Puis toutes les autres lettres dans la même pensée. La pensée arborescente est comme un arbre. Ses branches, multiples, partent dans tous les sens. Le moindre mot peut déclencher une association d’idées et d’autres arborescences en cascades.

Le problème du langage

Le langage est très linéaire. En même temps, c’est plus pratique d’aligner un mot après l’autre pour être sûr de bien se comprendre.

Mais il peut poser problème au penseur en arborescence. Il pense A et doit dire A, mais il a déjà fait une dizaine de lettres de l’alphabet et est en train de faire plusieurs fois le tour de certaines. Ça va trop vite, trop loin. Le langage n’a pas le temps de parler la pensée en arborescence parce que le feu d’artifice a déjà explosé.

Alors comment exprimer une pensée particulièrement complexe avec un langage si linéaire et rigide ? Comment parler en quelques mots simples le bouquet final du feu d’artifice ?

Autre problème : les mots. Il en existe une tonne avec des significations bien précises et une histoire particulière. Il faut donc choisir le mot qui reflète le plus ce qu’il y a dans notre tête, avec le plus de précisions possible. Tout ça pour être sûr de bien transmettre son message à son interlocuteur. Encore faut-il trouver les bons mots pour ça, ou qu’ils existent.

Rajoutez à toutes ces difficultés des distractions dans l’environnement et là…

Tentatives de solutions pour esquiver le problème

Comment faire alors pour parler avec tous ces soucis-là ?

Ne pas parler est encore tellement plus simple… Ne pas finir ses phrases, ne pas exprimer la complexité réelle de ces pensées… Balancer un “oui” et clôturer la conversation. Ou paraphraser ce qui passe sous le crâne.

C’est difficile pour le penseur arborescent de parler au “linéaire” mais difficile aussi pour le linéaire de suivre le penseur arborescent ! Ce dernier peut avoir beaucoup de mal à suivre ce drôle d’extraterrestre qui part dans tous les sens. Alors c’est tellement plus facile de ne pas parler…

C’est ce que je me suis obstinée à faire pendant longtemps avant de rencontrer des gens qui ont “le même cerveau” que moi. C’est beaucoup plus facile de discuter avec des gens ayant ce fonctionnement parce qu’ils peuvent suivre et partir dans tous les sens. Cela dit, j’ai aussi rencontré des linéaires fort sympathiques qui me laissent gentiment le temps de rattraper ma pensée explosive pour leur transformer en pensée linéaire.

Peut-être que pour certains de ces penseurs étincelles il est plus facile de communiquer à l’écrit. L’écrit permet de jeter sa pensée sous toutes ses ramifications et de revenir la corriger ensuite. Quelques points-virgules et parenthèses, et l’idée passe beaucoup plus facilement.

Et vous, penseurs en linéaire ou en arborescence, comment vous faites pour communiquer avec l’un ou avec l’autre ?

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